MOTS+ : Explorer le langage et la communication
dans la psychose précoce
Le projet MOTS+ est une initiative de recherche consacrée à l’étude du langage et de la communication en santé mentale, avec un focus particulier sur les personnes vivant une psychose. Nos recherches examinent comment les schémas de parole et de langage évoluent chez les personnes atteintes de troubles psychiatriques.
Cette étude recrutera un total de 250 participants (140 anglophones et 110 francophones) provenant de trois cliniques d’intervention précoce pour la psychose (EIP) en Ontario (London) et au Québec (Montréal et Québec), permettant ainsi un échantillon bilingue diversifié pour une analyse approfondie.
Étude des marqueurs de la parole et des schémas de communication associés à la psychose
Le projet s’appuie sur la psycholinguistique, un domaine scientifique qui étudie la façon dont le cerveau traite le langage et intègre les informations linguistiques et non linguistiques. Grâce à cette approche, nous visons à mieux comprendre la relation entre les processus de pensée, la production du langage et les troubles de la communication associés à la psychose et à d’autres troubles de santé mentale.
En analysant des schémas de parole naturels, notre recherche cherche à identifier des changements subtils dans le langage et la communication qui peuvent survenir avant que les symptômes cliniques de la psychose ne deviennent perceptibles. L’identification de ces marqueurs précoces de la parole pourrait aider les cliniciens à détecter les rechutes plus tôt et à intervenir avant que les symptômes ne s’aggravent.
Cette recherche vise également à améliorer l’inclusion des personnes présentant des difficultés de langage et de communication dans de futurs essais cliniques en santé mentale. Une meilleure compréhension de la façon dont les troubles de santé mentale affectent la parole et la communication pourrait contribuer à un diagnostic plus précoce, à un meilleur suivi des symptômes psychiatriques et à des stratégies de traitement plus efficaces.
Recrutement des participants et critères d’admissibilité à Montréal
Nous recherchons actuellement des participants inscrits au PEPP (Programme de prévention et d’intervention précoce pour la psychose) à l’Hôpital Douglas.
Votre participation aidera les chercheurs à mieux comprendre comment les troubles de santé mentale influencent la parole, le langage et la communication.
Adultes âgés de 18 ans ou plus
Parlant couramment anglais ou français
Disponibles pour un court suivi de 15 minutes une fois par mois pendant une durée totale de 24 mois
Si vous remplissez ces critères et souhaitez contribuer à l’avancement de la recherche en psychiatrie, veuillez nous contacter :
A quoi s’attendre pendant l’étude
Détails des séances
Format initial : ne visite en personne de 90 minutes pour débuter l’étude.
Séances de suivi : Disponible pour un suivi téléphonique de 15 minutes une fois par mois, pour une durée totale de 24 mois
Tâches de parole : les participants réaliseront des activités de parole enregistrées, incluant des descriptions d’images, des récits et des discussions sur des événements marquants de leur vie. Ces tâches permettent aux chercheurs de capter l’utilisation naturelle de la parole et du langage.
Sécurité et confort
Vos données seront entièrement anonymisées afin de protéger votre vie privée.
Tous les efforts sont déployés pour assurer votre confort ; vous pouvez prendre des pauses à tout moment durant les rencontres. Aucun risque connu n’est associé à la participation à ce projet de recherche.
Vos droits en tant que participant
La participation à cette étude est entièrement volontaire. Vous pouvez vous retirer à tout moment sans donner de raison en informant le chercheur principal ou un membre de l’équipe de recherche. Le fait de ne pas participer ou de se retirer de l’étude n’affectera pas la qualité des soins ou des services que vous recevez, ni votre relation avec vos professionnels de la santé.
Découvrez notre équipe
Chercheur(se)s
Lena Palaniyappan, Chercheur principale
Le Dr Lena Palaniyappan est psychiatre en exercice et directeur du Centre d’Excellence en Santé Mentale des Jeunes au Centre de recherche Douglas. Il est titulaire de la Chaire de recherche Monique H. Bourgeois et rédacteur en chef du Journal of Psychiatry and Neuroscience. Après avoir complété sa formation médicale en Inde et son doctorat à l’Université de Nottingham (Royaume-Uni), il est devenu une figure de proue international dans l’étude de la santé mentale des adolescents.
Alban Voppel, coordonnateur du projet
Le Dr Alban Voppel est chercheur postdoctoral en psychiatrie et en recherche sur la parole au Centre d’Excellence en Santé Mentale des Jeunes au Centre de recherche Douglas. Il a complété son doctorat en psychiatrie à l’Université de Groningen (Pays-Bas) avant de poursuivre ses recherches à Montréal. En tant que coordonnateur de l’étude, il supervise le recrutement, la coordination de l’équipe ainsi que le stockage et le traitement des données.
Fiona Meister, doctorante en santé mentale, Département de psychiatrie, Université McGill
Fiona Meister est doctorante en santé mentale à l’Université McGill et chercheuse au Centre d’excellence en santé mentale des jeunes au Centre de recherche Douglas. Après un baccalauréat en études françaises et en éducation spécialisée en Suisse, elle a complété une maîtrise en linguistique à l’Université de Montréal. Ses études doctorales sont soutenues par le projet MOTS+, pour lequel elle s’occupe du recrutement des participants ainsi que de la collecte de données de parole et cliniques lors de la première séance et durant le suivi du 23 mois.
Farida Zaher, Chercheuse diplômée, Université McGill
Farida Zaher est étudiante chercheuse à l’Université McGill, passionnée par l’étude de l’influence des traitements en santé mentale sur la communication. Son mémoire examine les effets d'un traitement à la kétamine sur les schémas de parole chez des personnes souffrant de dépression résistante aux traitements. Elle s’intéresse particulièrement à la façon dont des changements subtils dans le langage peuvent refléter des modifications des états mentaux. En tant que chercheuse au sein du projet MOTS+, elle participe au recrutement des participants ainsi qu’à la collecte de données cliniques et de parole lors de la première séance et lors des différents suivis.
Nadine El-Mufti, assistante de recherche
Nadine El-Mufti est étudiante à la maîtrise à l’Université Concordia et à Mila, Institut québécois d’intelligence artificielle, où elle développe des systèmes d’IA basés sur la parole pour des applications cliniques. Elle est également assistante de recherche diplômée au Centre de recherche Douglas. Ses travaux portent sur la prédiction des rechutes basée sur la parole dans les troubles psychotiques. Elle gère les flux de données de parole clinique et contribue à la Banque de parole du Québec.
Marie-Ange Barthel, Assistante de recherche
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